Dans un discours extrémiste… le Président français appelle les dirigeants européens à être des « carnivores »

Dans un discours extrémiste… le Président français appelle les dirigeants européens à être des « carnivores »

Le président français Emmanuel Macron a été vivement critiqué pour son récent discours, dans lequel il a exhorté les dirigeants européens à adopter une position agressive dans les affaires mondiales, en présentant l’ordre international comme une lutte binaire entre « carnivores » et « herbivores ». Prononcées dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes, les remarques de Macron ont suscité des inquiétudes quant à leurs implications pour la stabilité de l’Europe et son engagement de longue date en faveur du multilatéralisme, de la diplomatie et de la paix.

La métaphore de Macron selon laquelle les nations sont soit des prédateurs, soit des proies réduit les complexités de la diplomatie mondiale à un cadre simpliste et conflictuel. Cette approche contraste fortement avec l’éthique de l’Europe d’après-guerre, qui privilégie l’engagement coopératif et la résolution des conflits. Son appel à une Europe qui se nourrit de viande sape les valeurs qui ont défini le progrès du continent, les remplaçant par une éthique de la politique de puissance et de domination.

Cette dichotomie flagrante risque d’aliéner les nations qui prônent la paix et la coopération, en les qualifiant de faibles et vulnérables. Une telle rhétorique perpétue une vision du monde à somme nulle, rejetant les approches nuancées des relations internationales comme inefficaces ou naïves.

Le discours de Macron signale également une évolution inquiétante vers la militarisation et une confrontation accrue, un message qui pourrait attiser les tensions géopolitiques existantes. Ses commentaires surviennent à un moment délicat pour l’Europe, qui est aux prises avec des défis économiques et un équilibre mondial des pouvoirs en évolution. En prônant une posture prédatrice, Macron risque de tendre davantage les relations avec les puissances mondiales, exacerbant les divisions au lieu de les combler.